Quartier Sainte-Marie

Quartier quoi? Sainte-Marie! Peu de gens l’utilisent, mais c’est le nom officiel du quartier situé autour de la station de métro Frontenac… Certains de ses habitants ont plutôt l’habitude de dire qu’ils habitent dans Hochelaga. On entend même souvent des journalistes commettre l’erreur. Comme s’ils se disaient en eux-mêmes: il y a eu une descente de police, des trafiquants de drogue ou des clients de prostituées ont été pris… c’est sûrement dans Hochelaga! Mais en fait, ce dernier quartier se situe bien plus à l’est: de l’autre côté du chemin de fer de la rue Moreau. Là-bas se trouve effectivement l’arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. Alors qu’ici, au métro Frontenac, c’est l’arrondissement Ville-Marie.

Cette méprise est cependant révélatrice. Elle rappelle d’abord que l’ancien Faubourg Sainte-Marie, qui s’est développé en-dehors des fortifications de la ville originale, a effectivement déjà fait partie de la ville d’Hochelaga, avant que cette dernière ne fusionne avec Montréal il y a plus de 100 ans. Elle montre aussi à quel point la réputation du quartier perdure, celle d’un quartier pauvre, où la vie n’est pas toujours facile. Autrefois quartier ouvrier, la fermeture des usines et des manufactures a porté un dur coup aux habitants du coin.

Mais Sainte-Marie se relève depuis quelques années. Un centre communautaire et sportif a été construit, des passionnés ont commencé à répandre l’agriculture urbaine, des artistes se sont installés dans les usines abandonnées. En plus de soutenir ces initiatives, la Ville a commencé à revitaliser le secteur, faisant disparaître progressivement des espaces de stationnements inutiles, aménageant des places publiques, refaisant les rues et les trottoirs. Parlez-en aux résidents du coin: la rue Ontario a été un chantier perpétuel ces dernières années!

Il y a encore beaucoup de travail à faire, plusieurs cicatrices urbaines à panser. Mais le quartier est bien vivant, bouillonnant de créativité. Loin des circuits touristiques, je t’invite aujourd’hui à découvrir les coins cachés de Sainte-Marie, des petites rues aux airs de village, des parcs remplis de sculptures ou d’agriculture, des usines transformées par les artistes, des lieux abandonnés qui mériteraient d’être sauvés. Un parcours simple, mais étonnant pour qui sait regarder… Bienvenue dans Mes Quartiers, bienvenue… dans Sainte-Marie!

Voici ta carte:

1) La Maison de la Culture Frontenac

Ton aventure d’aujourd’hui débute à la station de métro Frontenac (ligne verte). À l’extérieur, des bancs circulaires couverts de céramiques colorées parsèment l’esplanade. Assis sur l’un d’eux, un berger semble attendre ses moutons. De juin à décembre, le Marché Solidaire Frontenac ouvre dans la cabane de bois adjacente. On y vend des fruits et légumes frais à prix abordables, une belle initiative pour combattre l’insécurité alimentaire dans le quartier.

La présence de ce berger inquiet n’est pas fortuite. Quelque chose me dit que tu trouveras tantôt son mouton égaré quelque part dans le quartier… 😉 Mais en attendant, je t’invite à entrer dans la Maison de la Culture Frontenac, qui se trouve juste derrière le Marché.

Si je te fais entrer ici, ce n’est pas pour emprunter un livre: c’est parce qu’on y trouve des expositions gratuites! Une fois l’entrée franchie, une rampe descend en ligne droite vers deux salles. Les artistes exposés ici abordent plus souvent qu’autrement des problématiques sociales et politiques. De l’art engagé, quoi!

C’est ainsi qu’au fil des ans, j’ai pu voir des installations, photos, peintures et autres oeuvres d’art portant sur notre relation avec les peuples autochtones…

…sur la traite des femmes nigériennes dans les grandes villes italiennes…

…ou sur les expériences de vie de personnes discriminées en raison de leur identité ou de leurs pratiques sexuelles. Et chaque fois, je suis sorti de la Maison de la Culture Frontenac soit ému, soit plus instruit de réalités dont je ne soupçonnais même pas l’existence… Une belle expérience à vivre. Et toi: que découvriras-tu? 😉

Sors de la Maison de la Culture et tourne à droite (direction est). Suis le sentier qui mène au coin des rues du Havre et Ontario.

Devant toi se dresse le Centre communautaire de sports et loisirs Jean-Claude-Malépart. Depuis 2011, il s’est doté d’une piscine dont la baie vitrée donne sur la rue. Les architectes Saia, Barbarese et Topouzanov ont résolument opté pour des lignes contemporaines qui détonnent avec l’environnement immédiat. Si la mission du Centre est de s’intégrer au quartier et d’offrir des ressources stimulantes à la population locale, l’architecture de son édifice force maintenant tout le monde à trouver une façon d’améliorer les environs. Car depuis que les lignes audacieuses et la resplendissante façade de la piscine sont apparues ici, on dirait que l’on remarque encore davantage les espaces vides et délabrés autour, que l’on voudrait soudainement combler avec quelque chose de beau…

Un travail de revitalisation urbaine a d’ailleurs suivi la construction de la piscine. Ces dernières années, l’arrondissement Ville-Marie a en effet retapé la rue Ontario: du mobilier urbain contemporain a été ajouté, des arbres ont été plantés et les trottoirs ont été élargis. Plus à l’est, on a construit de nouvelles résidences à la place d’un site industriel, et les abords du viaduc et du Bain Mathieu ont été réaménagés. À l’ouest, comme tu le verras tantôt, c’est le Centre Gédéon-Ouimet qui a subit une cure de rajeunissement. Il reste bien sûr encore beaucoup de travail à faire autour de la Place Frontenac, sans oublier les nombreux terrains de stationnements qu’il faudra un jour requalifier. Mais le mouvement de revitalisation semble définitivement en marche…

Traverse la rue Ontario et tourne à droite (direction est). Marche un coin de rue, puis tourne à gauche (nord) sur l’avenue Gascon.

2) Les sculptures du Parc Médéric-Martin

Après quelques pas, tu croises avec étonnement… un batteur à oeufs géant! Oui, oui! L’oeuvre de Jean-François Cooke et Pierre Sasseville, intitulée « Mélangez le tout », symbolise la mixité des habitants du quartier, le mélange des gens de toutes sortes et de toutes les classes sociales… Comme d’habitude, les réalisations du tandem Cooke-Sasseville ne manquent pas d’humour! 😉

Poursuis ta marche vers le nord.

En chemin, quelques habitations de l’autre côté de la rue attirent l’attention. Tout d’abord, ces plex aux escaliers fantaisistes…

Puis, la petite maison blanche et bleue en fond de cour…

Et, après avoir franchi la rue de Rouen, ces résidences plus récentes aux entrées parfois kitsch… 😉

Pénètre dans le Parc Médéric-Martin qui se trouve sur ta gauche.

L’allée centrale du parc, réaménagée ces dernières années, rend la promenade agréable. On y trouve une série de sculptures de Claude Millette qui expriment le mouvement à partir de pièces d’acier pourtant robustes. Une belle tension entre, d’une part, la stabilité, la solidité, la gravité, et la lourdeur du matériau utilisé; et d’autre part, la sensualité, l’exubérance du mouvement et la sensibilité nécessaire à la transformation des pièces par l’artiste…

Marche jusqu’à l’extrémité du parc.

En chemin, tu croiseras peut-être cette microbibliothèque libre-service. Tu peux y ajouter un livre ou en prendre un gratuitement!

On en trouve de plus en plus dans les différents quartiers de Montréal. Mais ce modèle, profilé et contemporain, est particulièrement réussi! Réalisé par le Collectif ALLLY, il a remporté la première place à un concours lancé par l’arrondissement Ville-Marie, où 41 prototypes avaient été soumis! Tu en croiseras donc sûrement d’autres sur ta route aujourd’hui, car on en trouve maintenant des exemplaires un peu partout au centre-ville…

Au bout de l’allée, rue Hochelaga, se dresse devant toi l’église Notre-Dame-de-Czestochowa, qui ferme la perspective.

À sa droite, tu aperçois une sculpture représentant le Pape Jean-Paul II.

D’autres sculptures ornent l’entrée.

Si la porte est ouverte, je te conseille d’aller jeter un oeil à l’intérieur. La voûte de béton suit un arc polygonal qui lui donne un petit quelque chose de contemporain.

Les motifs colorés sculptés dans le béton étonnent, d’autant plus que leur aspect brut contraste avec la délicatesse des lustres!

Les vitraux d’André Rault ajoutent de la couleur à cette église achevée en 1947…

Reviens sur tes pas (direction sud) le long du parc en empruntant la rue du Havre.

Au 2328, ne manque pas cette murale. Elle ne rivalise peut-être pas avec celles des grands graffiteurs que nous retrouvons maintenant à Montréal, mais on aime particulièrement voir le drapeau québécois sur l’habit d’un des astronautes… 😉

Tourne à droite (ouest) sur la rue de Rouen.

3) Le Parc Walter-Stewart et l’agriculture urbaine

Une fois la rue Frontenac traversée, tu remarqueras peut-être une cour occupée par d’étranges sculptures. Avant que le plex adjacent passe au feu, cette cour était celle du Café L’Écarté, un des plus originaux à Montréal. Son propriétaire, l’artiste sculpteur Serge Blais, avait rempli le café et la cour de ses nombreuses créations.

Parfois étranges, toujours surprenantes, ses installations ne manquaient ni d’audace, ni d’imagination. Elles étaient faites d’objets récupérés de toutes sortes, assemblés, sculptés, soudés, gravés, peints…

Parmi eux, dans la petite cour verdoyante, des tables et des chaises dépareillées traînaient ci et là. On y prenait un café ou cassait la croûte dans un environnement à la fois reposant et surréaliste, réconfortant et poétique. Dommage qu’il soit désormais fermé! Assistera-t-on à sa renaissance un jour?

Poursuis ton chemin vers l’ouest et franchis la rue Iberville. Engage-toi ensuite sur le sentier qui se présente devant toi.

Au moment d’écrire ces lignes, une partie du parc Walter-Stewart est en réaménagement. Mais le nouveau sentier est complété, et sur ta droite, des jardins communautaires ont été aménagés.

À gauche, tu retrouves finalement le fameux mouton égaré appartenant au berger du Marché Solidaire Frontenac.

On l’a malheureusement amoché… Mais tu trouves sur le poteau d’à côté un écriteau qui t’explique la démarche. On t’invite en effet à suivre un parcours d’un kilomètre à travers le quartier pour retrouver le berger qui a perdu son mouton. Un parcours qui t’amène à découvrir les initiatives alimentaires alternatives du quartier. À la campagne, faire pousser des fruits et des légumes est quelque chose de banal. Mais ici, en plein centre-ville, l’agriculture urbaine est un événement! Et un moyen pour certaines classes moins favorisées de devenir un peu plus autonomes…

Près des jardins, un hôtel à insectes sert à attirer les petites bestioles bénéfiques à l’agriculture urbaine. Et au bout du sentier, une serre communautaire permanente a été montée. Des jeunes en réinsertion sociale y font pousser des aliments qui sont ensuite vendus au Marché Solidaire Frontenac. Ces initiatives, qui font partie du projet Quartier Nourricier, viennent renforcer la sécurité alimentaire d’un quartier en manque d’épiceries…

Marche jusqu’à la rue Dufresne et traverse-la. Tourne à gauche (direction sud) et marche jusqu’à la rue Larivière.

4) Un bijou laissé à l’abandon

Au détour de la rue Dufresne, l’arrière de l’église Saint-Eusèbe-de-Verceil attire rapidement ton attention. Quelques pas suffisent pour te rendre compte que les lieux sont abandonnés depuis longtemps.

Tourne à droite (direction ouest) sur la rue Larivière.

Des panneaux en bois et des toiles protègent les ouvertures et les faiblesses du bâtiment. Fermée depuis 2009, l’église ne saurait résister encore longtemps au pic des démolisseurs. Pourtant, c’est un véritable bijou! Si j’avais pu la visiter, elle se serait sans doute glissée dans mon Top 20 des plus beaux intérieurs d’églises à Montréal Car elle a ceci de particulier: toute blanche, sa voûte est partout couverte de dorures! Le haut des colonnes, les murs, les balustrades, les ailes des anges… Elle possède aussi un baldaquin (il n’en reste plus beaucoup dans les églises montréalaises) et six peintures en médaillon au plafond, dont une immense au niveau du transept. D’ailleurs, même les stations du chemin de croix sont peintes… (photos ICI).

photo de Jean-Pierre Guinard, site internet: http://egliserenouvelee.com/galerie.html

Et que dire des vitraux? Ils sont partout! Sur les côtés, au-dessus des portes d’entrée et des confessionnaux, au niveau des fenêtres hautes, du balcon, de l’orgue et du choeur. En observant les diverses photos qui circulent sur internet, j’en compte 55 au total! La plupart ont été répertoriés par Nhuan Doduc sur une dizaine de pages de son site internet (clique ICI pour la première page, puis sur la flèche en bas à droite pour voir les suivantes). Quelle collection incroyable!

photo de Nhuan Doduc, site internet: http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm3/eg_StEusebe_0.htm

Bref, j’imagine mal le boulet des démolisseurs passer à travers tout cela sans que personne ne réagisse… Il est clair que l’ensemble est suffisamment impressionnant pour qu’on se pose de sérieuses questions quant à la démolition éventuelle de cette église! Si elle avait accès à une aide financière du gouvernement du Québec, elle aurait peut-être une chance d’éviter la destruction… Mais dans l’Inventaire des lieux de culte du Québec, sa valeur patrimoniale a malheureusement été fixée à « D » (moyenne), alors que seules les églises cotées « A » (incontournables), « B » (exceptionnelles) et « C » (supérieures) ont droit au financement.

photo de Jean-Pierre Guinard, site internet: http://egliserenouvelee.com/galerie.html

Mais bon sang: comment une église qui a 55 magnifiques vitraux, des peintures et des dorures plein la voûte, peut-elle avoir été classée seulement « D »? Sa valeur patrimoniale n’a-t-elle pas été sous-évaluée? Je te laisse en juger par toi-même…

Tourne à gauche (direction sud) au premier coin de rue, sur Place Larivière.

5) Des airs de village…

J’aime ces racoins complètement méconnus de Montréal, ces petits bouts de rue sortis de nulle part que personne ne pense explorer.

Marche droit devant (direction sud) et continue entre les maisons pour atteindre l’avenue Marchand.

Ici se cache une première ruelle verte sans prétention…

Au bout, l’avenue Marchand t’apparaît avec ses maisons colorées…

…qui donnent des airs de village à ce secteur du quartier Sainte-Marie. Même l’hiver, c’est joli!

Tourne à gauche (est) sur l’avenue Marchand, puis à droite (sud) dans la ruelle verte.

L’été, ce deuxième sentier caché est particulièrement verdoyant.

Sur les bornes asphaltées disposées ça et là…

 

… tu remarqueras peut-être ces joyeux moutons en céramique, qui font référence au mouton égaré du Parc Walter-Stewart.

Ils sont l’oeuvre de Nayan, l’organisme à but non-lucratif qui a aussi réalisé les mosaïques collectives que tu as vues tantôt sur les bancs circulaires du métro Frontenac. Mine de rien, le couple de passionnés qui a fondé cet organisme est en train de répandre ses céramiques partout à Montréal: sur les murs des HLM, dans les écoles, et jusque dans les ruelles vertes de Rosemont, comme je te le montrais ICI. C’est génial!

Au bout de la ruelle, tourne à gauche (est) sur Place Dufresne. Puis à droite (sud) sur la rue Dufresne. Marche ensuite jusqu’au coin de la rue Ontario.

Parlant de mosaïques, les fondateurs de Nayan ne sont pas les seuls à les répandre dans le quartier. Il y a aussi le mosaïste Laurent Gascon qui, depuis 2009, ajoute chaque année une nouvelle murale-mosaïque le long de la rue Ontario… Exposées ça et là entre les rues Bourbonnière et Beaudry, les mosaïques représentent des artistes québécois: Gilles Vigneault, Plume Latraverse, Pauline Julien, Marjo, Yvon Deschamps, Paul Buissonneau… Ici, coin Ontario et Dufresne, c’est le comédien Robert Gravel, fondateur de la Ligue Nationale d’Inprovisation, qui est représenté!

Pour en apprendre davantage sur ces murales-mosaïques, le blogueur Carle Bernier-Genest y a consacré un article complet qui propose un circuit à pied pour les découvrir!

Tourne à gauche (est) sur la rue Ontario et marche jusqu’au feu de circulation vis-à-vis la rue Poupart. Traverse la rue Ontario pour atteindre la Place Joseph-Venne.

6) La Place Joseph-Venne

Depuis 2009, chaque fois que je passais devant le Centre Gédéon-Ouimet, je me désolais d’y voir un horrible stationnement. J’imaginais une belle place publique et une fontaine qui mettraient l’édifice en valeur…

AVANT

Eh bien cinq ans plus tard, mon rêve se réalisa! En effet, l’édifice de Joseph Venne a été restauré et le stationnement a été remplacé par une belle place publique en l’honneur du prolifique architecte. On peut maintenant s’assoir sur le parvis réalisé par NIPPaysage.

APRÈS

Les pavés de béton enserrés entre les deux jardins de pluie dessinent des motifs de feuilles géantes.

vue aérienne, Google Street View

Une belle réalisation de Bolduc, une entreprise québécoise dont tu as sûrement déjà vu les pavés dans d’autres aménagements urbains montréalais sans le savoir. Car depuis qu’elle a réalisé ceux du Quartier des Spectacles, on les trouve partout: le long du boulevard Robert-Bourassa qui a remplacé l’autoroute Bonaventure, sur la rue McTavish qui fait partie de la Promenade Fleuve-Montagne, dans le nouveau parc Guido-Nincheri, dans la nouvelle entrée du Jardin Botanique, au Parc Morgan dans Hochelaga, etc…

Au centre de la Place Joseph-Venne, une fontaine contemporaine rétro-éclairée en acier inoxydable s’illumine le soir.

Malheureusement, après avoir vu des ouvriers tenter de faire des ajustements, la fontaine a été arrêtée. Je crois comprendre que c’est parce que les jets d’eau, qui devaient initialement être récupérés par la fontaine, inondaient la place publique…

D’ici, une vue dégagée s’offre à toi sur l’usine Macdonald Tobacco. Les briques rouges de l’édifice néo-renaissance de 1876 sont maintenant malheureusement cachées par des plaques d’aluminium…

…sauf au niveau de la tour carrée centrale où on peut encore les apercevoir. C’est la partie la plus intéressante de l’édifice, véritable point de repère dans le quartier, avec sa corniche, sa balustrade et ses horloges.

Fait à noter: à partir de 1917, le propriétaire de l’usine était Walter Stewart… ce qui t’aide à comprendre pourquoi on a appelé ainsi le parc que tu as vu tantôt et qui se trouve juste derrière 😉 Bien qu’elle ait fait travailler plusieurs générations dans le quartier, on doit cependant dire aussi, pour être honnête, que son passé n’est pas que reluisant. En effet, à l’origine, les ouvriers y travaillaient 66 heures par semaine, les femmes étaient payées jusqu’à quatre fois moins que les hommes, et on y faisait travailler des enfants. Il faut aussi dire que la compagnie fait actuellement face à plusieurs poursuites afin qu’elle dédommage les Québécois victimes de certains cancers et qu’elle rembourse les coûts de santé liés au tabagisme qui ont été assumés par le Gouvernement du Québec jusqu’ici. Mais bon: c’est une autre histoire! 😉

Reviens sur tes pas par la rue Ontario (direction ouest).

En revenant au coin de la rue Dufresne, impossible de manquer la murale de « Embassy of Imagination« , peinte par des autochtones et produite par l’organisme MU. On aime ou on n’aime pas! 😉

En jetant un oeil à droite, tu remarques aussi le Café Touski, qui a pignon sur rue sur la rue Ontario depuis 15 ans. L’immeuble qui l’abrite a cependant été vendu, aussi doit-il déménager ce printemps. Il se peut donc qu’il ne soit plus là au moment de ton passage. Tu devrais cependant le retrouver ailleurs dans ton itinéraire, puisque l’objectif de la coopérative de travail autogérée est de rester dans le quartier…

Tourne à gauche (sud) sur la rue Dufresne et marche jusqu’au premier coin de rue. Tourne à droite (ouest) sur la petite rue Coupal.

7) La petite rue Coupal et son parc

Cette rue a quelque chose de charmant! La courbe qu’elle décrit, les petites maisons colorées sans prétention qu’on y trouve…

…le petit parc que l’on rencontre au détour…

Dans ce dernier, une murale créée en 2013 reprend quelques icônes de Montréal, comme le métro, le pont Jacques-Cartier, le gratte-ciel du 1000 de la Gauchetière…

À droite, on peut lire une citation du défunt acteur et metteur en scène français Christian Le Guillochet: « Il faut créer l’action, parce que l’action crée le mouvement, et que le mouvement entraîne des individus. »

Dans le sympathique petit parc Coupal, d’autres phrases attireront ton attention. Ce sont celles de participants à l’Atelier des Lettres, un organisme qui améliore la qualité de vie des adultes analphabètes ou peu scolarisés du quartier en leur apprenant gratuitement à lire, à écrire et à compter.

Sur des panneaux, leurs poèmes racontent la dépendance et l’autonomie, l’espoir et le désespoir, la difficulté d’être locataire ou d’être sans mots, la confiance et la liberté gagnées par l’apprentissage des chiffres et des lettres… Des poèmes touchants qui racontent aussi, d’une certaine façon, la vie dans le quartier.

Marche jusqu’au bout de la rue Coupal (ouest), puis tourne à droite (nord) sur la rue Fullum.

Sur le coin, l’ancienne caserne de pompiers no.19, qui date de 1903, a été convertie en théâtre pour devenir Espace Libre. Ouvert au public en 1981, il a été rénové et agrandi 20 ans plus tard pour prendre son allure actuelle.

Un étage vitré a été ajouté à l’édifice de style Beaux-Arts, qui n’a pas perdu son caractère pour autant…

Marche sur la rue Fullum (nord), traverse la rue Ontario et continue jusqu’au coin suivant. Tourne à gauche (ouest) sur l’avenue Prince-George.

8) La Grover, le Chat des artistes et la Coopérative Lezarts

Te voilà de nouveau rendu dans un racoin inattendu du quartier Sainte-Marie, avec ses vieilles maisons de briques rouges.

La rue Prince-George se termine en cul de sac sur un mur de briques qui a connu de meilleurs jours.

En effet, il y a quelques années, une étonnante murale l’égayait, illustrant des animaux. Peut-être quelqu’un la restaurera-t-elle un jour? 😉

Il y a quelques années!

Tourne à droite sur la rue Harmony.

Le coin suivant prend de belles couleurs grâce au Bistro Sur La Rivière, un petit bistro français. Joli, non? 😉

Tourne à gauche (ouest) sur la rue Larivière.

Les mêmes couleurs sont reprises dans la ruelle suivante sous forme de murale peinte. On y retrouve quelques poèmes et icônes de Montréal (le stade, le pont Jacques-Cartier…).

Marche jusqu’au coin suivant.

Sur ta gauche se trouve un magnifique et imposant édifice de briques rouges. Construit en 1923, une usine textile y fabriquait des vêtements. 70 ans plus tard, la concurrence internationale dans le milieu manufacturier eut raison d’elle. Mais l’édifice Grover trouva ensuite sa nouvelle vocation en devenant le lieu de création et de rassemblement du plus grand nombre d’ateliers d’artistes et d’artisans du quartier!

En regardant les grandes fenêtres de l’ancienne usine, on repère vite des signes de la présence des ateliers…

Mais la meilleure façon de les découvrir est de les visiter lors de la Virée des Ateliers, un événement annuel de type « portes ouvertes » qui a normalement lieu au début mai. L’expérience d’entrer dans l’univers quotidien des artistes peut paraître intimidante, mais le contact avec ces derniers est agréable et on peut prendre le temps d’admirer leurs oeuvres. C’est tout un univers de création et d’imagination qui s’ouvre alors à nous, et ensuite, on ne voit plus cet édifice de la même façon lorsqu’on passe devant! 🙂 Et si tu as aimé ton expérience, tu peux la répéter lors du Marché de Noël qui a lieu au début décembre, qui te permet de rencontrer une vingtaine de designers de mode, de joalliers et de designers d’intérieur!

Marche sur la rue Parthenais en direction nord.

L’édifice qui se trouve sur le coin Parthenais/Larivière, côté nord-ouest, abrite les bureaux de la Société Écocitoyenne de Montréal, qui fait partie du projet Quartier Nourricier. Pourquoi je t’en parle? Parce que si tu résides dans le quartier, tu peux aller y chercher gratuitement des semences de fruits, légumes et fines herbes. En échange, une fois tes plants poussés, tu rapportes tes graines afin de permettre aux autres résidents de faire pousser eux-aussi les aliments de leur choix. C’est génial, et ça s’appelle la « bibliothèque de semences »!

Poursuis ta marche vers le nord.

Tu remarques assez vite la présence de chats peints ci et là sur les murs des édifices environnants.

C’est pour signaler la présence du Chat des artistes, un peu plus loin. Inauguré en 2008, il comprend 43 ateliers, dont plusieurs participent à la Virée des Ateliers au début mai. La façade de l’ancienne usine textile, aux diverses teintes bleues, est difficile à manquer… Cette couleur est d’ailleurs reprise un peu partout sur la rue Parthenais, avec les bancs publics et les lampadaires peints en bleu.

Sur ta gauche, tu rencontres ensuite une autre ancienne usine textile! Convertie en coopérative d’habitation de 33 logements, appelée la Coopérative Lezarts, elle réunit des artistes spécialisés en arts visuels et médiatiques dont on peut voir le porte-folio ici. Chaque année, le Conseil des Arts et des Lettres du Québec y loge des artistes internationaux afin qu’ils inspirent les résidents de la coopérative.

De plus, la coopérative est dotée d’un lieu –la Chaufferie– qui permet la diffusion des oeuvres de ses artistes en résidence. Le moment idéal pour la visiter est sans doute lors de la Virée des Ateliers!

Bref, le Chat des artistes et la Coopérative Lezarts ont permis à des artistes de s’installer durablement dans le quartier avant que la fièvre spéculative ne s’empare davantage des lieux désaffectés suite à la fermeture des usines. Avec la Grover, ils constituent aujourd’hui une masse critique forte qui renforce le « Pôle de création culturel des Faubourgs »!

En atteignant la rue de Rouen, tu peux jeter un oeil derrière toi. La murale « Chimères sur Parthenais », produite en 2012 par l’organisme MU sur le mur du Chat des artistes, révèle alors un effet visuel 3D qui donne l’impression qu’il existe un édifice supplémentaire parmi les autres… 😉

Tourne à gauche (ouest) sur la rue de Rouen. Après quelques pas, pénètre dans le parc qui se présente sur ta gauche.

9) Les Royaux et la Bordeaux

Bienvenue au Parc des Royaux! Ce parc tire son nom de l’équipe de baseball qui jouait ici au siècle dernier, au stade De Lorimier. Construit en 1928, il était en fait situé au sud du parc et de la rue Larivière, en lieu et place de l’actuelle polyvalente. Jusqu’en 1960 y jouait l’équipe de baseball des Royaux de Montréal, où évolua notamment Jackie Robinson, le premier joueur afro-américain à faire partie des ligues majeures américaines… Huit ans après la fin des Royaux naîtra la première équipe de baseball des ligues majeures en-dehors des États-Unis: les Expos de Montréal. Elle jouera au Stade Jarry… Mais ça, c’est une autre histoire! 😉

Suis le sentier qui contourne les jeux d’eau en tournant vers la droite (ouest).

Aujourd’hui, le petit parc sans prétention possède des jeux d’eau. Soulignons aussi l’effort pour maquiller les boîtes électriques! Une tendance montante qui peut sembler anodine mais qui rend la vie urbaine un peu plus agréable et esthétique, comme le montre plein d’exemples montréalais ICI.

Au bout, le sentier te permet d’atteindre l’avenue De Lorimier au niveau du feu de circulation. Traverse de l’autre côté pour retrouver la rue de Rouen et reprendre ta marche vers l’ouest.

Du côté nord de la rue de Rouen, une murale un peu vieillissante rappelle encore la présence de l’ancienne équipe de baseball des Royaux dans le quartier.

Tiens tiens: n’est-ce pas un clin d’oeil, justement, au joueur Jackie Robinson?

Tourne à gauche (sud) sur la rue de Bordeaux.

Dans Sainte-Marie, la rue de Bordeaux reprend agréablement ce qui la caractérise dans sa portion située plus au nord. On y retrouve des plex aux murs de briques…

…des fenêtres munies de vitraux…

…des escaliers extérieurs…

…des corniches en bois…

… et des maisons de toutes les couleurs…

Tout pour rappeler le Plateau Mont-Royal!

Plus au sud, au coin de la rue Dubuc, un petit espace vert offre quelques bancs pour te reposer. On l’appelle le « Parc des Pompiers », car il est adjacent à la nouvelle caserne no.19… Tu te rappelles: tu viens de voir l’ancienne, tantôt? 😉

Le petit Parc des Pompiers, au printemps.

Poursuis ta marche jusqu’au bout de la rue.

Au coin d’Ontario, en regardant à droite, tu aperçois une autre murale-mosaïque de Laurent Gascon. Celle-ci est consacrée à l’auteur-compositeur-interprète Raymond Lévesque…

Traverse de l’autre côté de la rue Ontario pour pénétrer dans le Parc des Faubourgs.

10) Le Parc des Faubourgs et l’église Notre-Dame-de-Guadelupe

On l’appelle Parc des Faubourgs car ici, à l’est des fortifications de l’ancienne ville, se sont autrefois développés plusieurs faubourgs: celui de Sainte-Marie, que tu visites aujourd’hui, mais aussi le Faubourg à la mélasse (plus au sud) et le Faubourg Québec (dans le Vieux-Montréal) que je te ferai visiter dans de prochains articles.

Plusieurs éléments font de ce parc un lieu bien spécial au point de se mériter une place dans mon Top 15 des parc inusités de Montréal. Il y a tout d’abord cette vue sur le Pont Jacques-Cartier:

Elle est encore plus surprenante, maintenant que le Pont est illuminé le soir! Un bel endroit d’où contempler les jeux de lumière qui s’animent aux heures fixes…

Le Parc des Faubourgs possède également une série photographique exposée sur des panneaux. La Vitrine sur les Faubourgs, dont les photos sont de Jean-François Brière, présente le portrait de 30 artistes, artisans et travailleurs culturels marquants qui oeuvrent dans les quartiers Sainte-Marie et Saint-Jacques.

Il ne faut pas oublier non plus sa fontaine, qui fait le plaisir des passants, les chaudes journées d’été…

Mais les jets d’eau ne seraient pas autant appréciés, s’ils n’avaient comme toile de fond la magnifique église Notre-Dame-de-Guadelupe!

Son intérieur ne présente pas beaucoup d’intérêt, sinon un chemin de croix habilement sculpté…

…et de petits vitraux, représentant les apôtres, étonnamment insérés dans de vieilles fenêtres en bois…

En fait, si tu pousses la porte d’entrée, tu seras davantage surpris par l’ambiance que par la décoration intérieure! Les croyants qui se rassemblent ici sont remplis de ferveur, faisant même la file pour se faire photographier avec la statue de la Vierge Marie! Et que dire de la musique à fond la caisse… 😉

Ceci dit, c’est l’extérieur de l’église Notre-Dame-de-Guadelupe qui est le plus intéressant. Sa façade néo-classique est en effet captivante! Épurée, elle ne recèle pourtant pas beaucoup de détails sculptés ni ne présente de grands vitraux spectaculaires… Et pourtant, il y a quelque chose qui la rend fascinante! Peut-être sa symétrie, ses fières colonnes et ses grandes portes d’entrée? Sinon ses teintes beiges et brunes? Ou le fait qu’elle ne possède aucun clocher? Je ne sais trop!

Bref, la vue sur le Pont, les panneaux d’exposition, la fontaine et l’église Notre-Dame-de-Guadelupe comme toile de fond, font du Parc des Faubourgs un lieu assez unique à Montréal! Mais ce n’est pas tout: un autre élément, majeur, contribue à cette unicité. Et je t’invite maintenant à le découvrir…

ce module de jeu pour enfants reprend étonnamment la façade de Notre-Dame-de-Guadelupe

Marche vers le fond du parc (direction sud).

À l’extrémité du Parc, sur le bord de la bretelle d’accès au Pont Jacques-Cartier, on trouve en effet une grande mosaïculture! Intitulée « L’Homme qui plantait des arbres », elle est composée de 35 000 plantes et fleurs! Elle a en fait été créée dans le cadre du festival Mosaïcultures de Montréal (2013), puis déplacée ici l’année suivante…

Désormais, mis à part quelques explorateurs urbains, ce sont les automobilistes qui accèdent au pont qui sont les mieux placés pour apercevoir le berger de 5 mètres de haut et son chien.

Sans oublier ses moutons…

Tiens, tiens! Cela ne te rappelle pas quelque chose? Le berger du métro Frontenac, le mouton du Parc Walter-Stewart… Décidément, cette thématique se retrouve maintenant partout dans le Quartier Sainte-Marie! Sans trop le vouloir, ton itinéraire d’aujourd’hui aura commencé et se sera terminé par un berger et ses moutons! 😉

Tu dois maintenant poursuivre ta route de l’autre côté de la bretelle. Pour y arriver, emprunte l’avenue Malo et traverse au feu piéton pour atteindre le terre-plein de l’avenue Papineau. Marche jusqu’au bout du terre-plein (sud) puis traverse le feu piéton pour revenir du côté est de l’avenue Papineau. Marche sur Papineau en direction sud.

11) Le salaire de ton péché…

En approchant la rue Logan, un clocher carré attiré ton attention.

Les habitués du secteur connaissent bien cette façade de briques aux teintes brunes et beiges. Construite en 1894, l’ancienne église presbytérienne appartient maintenant à un prédicateur.

Appelée « Le Chemin du Paradis », l’église affiche des néons aux messages qui surprennent les passants. « Le salaire de ton péché, c’est l’enfer », peut-on lire. « Le paradis n’existe que pour les justes »… Qu’on se le tienne pour dit! 😉

Vis-à-vis la rue Logan, tourne à gauche (ouest) et emprunte le sentier qui traverse le Parc des Vétérans. Passe entre les maisons…

…et tourne à droite (sud) sur la rue Dorion.

12) Un escalier sans fin

La fin de ton itinéraire approche. Quelques plex en pierre grise se succèdent.

Puis, une fois le boulevard de Maisonneuve franchi, tu te retrouves à côté d’une étonnante sculpture… Figurant parmi les 10 plus étonnantes à Montréal, l’oeuvre de Michel de Broin intitulée « Révolutions » fait depuis 15 ans partie du quotidien des personnes qui transitent par la station de métro Papineau, juste à côté.

L’escalier sans fin symbolise un mouvement cyclique. Il rappelle plusieurs éléments architecturaux des environs: les escaliers extérieurs, la structure métallique du Pont Jacques-Cartier, et les manèges de La Ronde qui se trouvent tout près…

Les explorateurs urbains parmi vous auront peut-être déjà vu les nouveaux escaliers que Michel de Broin a installés récemment… Car oui, il est l’artiste derrière Dendrites, ces fameux escaliers grimpant des arbres métalliques dans le parc qui a remplacé l’ancienne autoroute Bonaventure!

Je t’en ferai découvrir davantage dans mon futur itinéraire sur Griffintown 😉 Mais pour l’instant, c’est ainsi que se termine ton aventure d’aujourd’hui! La station de métro Papineau (ligne verte) se trouve juste devant toi, pour te permettre de retourner à la maison…

**********

J’espère que tu as aimé ta journée! Quel plaisir de jouer au touriste dans sa propre ville, non?

Je t’invite à répéter l’expérience en suivant mes autres itinéraires de quartier. Découvre Montréal comme jamais auparavant, quartier par quartier… Profite de ton île comme tu ne l’as jamais fait! Ça ne coûte rien: seulement deux tickets de métro! 😉 Et n’oublie pas de t’abonner à mon blogue pour être averti lorsque de nouveaux articles sortiront!

Bonne découverte! 🙂

La page Facebook de Mes Quartiers, tenue conjointement avec le blogue C’est toi ma Ville: deux façons de découvrir encore plus Montréal!

 

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12 avis sur « Quartier Sainte-Marie »

  1. Bonjour M. Beaudry,

    C’est toujours un plaisir de lire vos chroniques qui me fait découvrir Montréal. J’adore! Comment peut-on imprimer vos textes? J’aimerais tellement les utiliser pour faire de belles promenades et faire découvrir certains quartiers à mes petits-enfants. Merci et au plaisir de vous lire.

    Lise Arguin

    Aimé par 1 personne

    • Bonjour Madame Arguin! Heureux de vous retrouver… Avez-vous toujours votre groupe de marche?

      Malheureusement, mes textes sont très longs à imprimer, en raison des nombreuses photos. Certains lecteurs me disent qu’ils font un copier-coller du texte seulement, pour le transférer dans un document Word et ensuite l’imprimer. C’est une manœuvre assez longue, mais ça marche. La plupart consultent tout simplement mon blogue avec leur cellulaire pendant qu’ils marchent dans les quartiers. Mais ce n’est pas tout le monde qui a un cellulaire…

      J’avais pensé offrir mes textes dans un autre format plus facile à imprimer (pdf) mais la conversion de tous les quartiers un à un serait très longue, ça me prendrait une semaine de congé juste pour ça, hihihi… 😉 Je vais donc continuer à réfléchir à une solution de rechange…

      Merci de me suivre depuis si longtemps! Plusieurs autres quartiers s’en viennent cet été, j’ai encore plein d’idées d’articles… Bonne journée! 🙂

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  2. Le nom Sainte-Marie fait référence à l’ancien faubourg Sainte-Marie. Sainte-Marie a été brièvement le nom du quartier lorsque le faubourg fut scindé en deux par l’arrivée du pont. Actuellement, on parle de district Sainte-Marie. Si on veut donner une appellation de quartier, il faut parler de Centre-Sud.

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    • Bonjour! Je n’ai pas choisi d’appeler mon article « Centre-Sud », parce que ça englobait aussi le Village, que j’aborderai dans un prochain article. Je préférais une dénomination qui renvoyait à un territoire plus petit. Je ne pouvais pas non plus choisir « Hochelaga », pour les raisons que j’ai mentionnées en introduction. Or, au fil de mes lectures, j’ai réalisé que plein d’intervenants dans le quartier (entre Papineau à l’ouest et le chemin de fer à l’est) utilisaient le nom « Quartier Sainte-Marie ».

      Le site de l’arrondissement Ville-Marie parle de « Quartier Sainte-Marie » ici:
      http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=7317,79973610&_dad=portal&_schema=PORTAL

      La Ville de Montréal, sur son incontournable site « Habiter Montréal », parle de « Quartier Sainte-Marie » pour présenter les lieux:
      https://habitermontreal.com/sainte-marie-un-quartier-en-pleine-renaissance

      Le Centre Communautaire de Sports et de Loisirs Jean-Claude-Malépart aussi, lorsqu’il décrit sa mission:
      https://cjcm.ca/a-propos/

      Et de même pour le Théâtre Espace Libre:
      http://www.espacelibre.qc.ca/historique

      La Société écocitoyenne de Montréal parle aussi de Sainte-Marie lorsqu’elle aborde le territoire couvert par le programme éco-quartier Sainte-Marie qu’elle gère depuis longtemps. La carte qu’elle propose correspond d’ailleurs exactement au territoire couvert par mon itinéraire:
      http://www.sem-montreal.org/qui-sommes-nous/programme-eco-quartier/

      Bref, voyant que la Ville, les artistes, les intervenants communautaires et les intervenants « environnementalistes » utilisaient cette dénomination, et qu’elle référait tout le temps exactement au territoire que je couvrais (ni plus large, ni moins), j’ai décidé de l’utiliser moi aussi! Je me sens donc confortable avec ce choix 😉

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  3. Fascinante promenade dans un quartier que je traverse souvent sans vraiment le voir. Toutes ces richesses échappaient à mon regard distrait. Mille mercis de m’inviter à prendre le temps d’ouvrir les yeux!

    Aimé par 1 personne

    • Ça faisait longtemps que je me disais qu’il y avait de quoi à faire avec ce quartier, en terme d’article. Et plus j’ai fouillé, plus j’ai réalisé qu’il regorge de tellement de richesses! Ce sont les citoyens engagés et les artistes qui le tiennent à bout de bras… Heureusement, ils ont le soutien de la Ville depuis plusieurs années maintenant… Un quartier à suivre pour voir comment il évoluera!

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  4. Quelques remarques à propos des églises mentionnées dans le blogue. Je partage entièrement votre consternation à propos de l’église St-Eusèbe-de-Verceil, sur la rue Fullum. Elle est maintenant dans un état qui ressemble aux suites d’un bombardement en temps de guerre. Les réparations se chiffreraient en termes de plusieurs millions! Par ailleurs, la Mission Notre-Dame-de-Guadeloupe, sur Ontario, s’appelait autrefois Sainte-Marguerite-Marie-Alacoque. C’est une oeuvre de l’architecte Ernest Cormier. À noter que, dans ce quartier, les deux églises vraiment vivantes sont celle-ci et l’église Notre-Dame-de-Czestochowa sur Hochelaga. Dans les deux cas, il s’agit de communautés de regroupement linguistique: latino-américaine pour la première et polonaise pour la seconde.

    Aimé par 1 personne

  5. j’ai aimé vous lire ,mais suis décu , car aucune mention du bain quintal (coin Dufresne et boul,demaisonneuve,,, et du couvent des sœur ( Dufresne et st-Catherine et de l’église saint vincent de paul ( coin fullum et st-Catherine )et le foyer gamelin ,,et le bain laviolette sur delormier sous le pont jacques cartier,,,,,,,

    Aimé par 1 personne

    • Je suis désolé de vous avoir déçue. Je connais les endroits que vous mentionnez. J’avais aussi pensé à l’ancienne prison et au Village Au-Pied-du-Courant… Mais je dois confectionner un itinéraire qui se marche bien, et pour se rendre dans ce secteur plus au sud, ç’aurait demandé un long détour de plusieurs kilomètres aller-retour à partir du petit Parc Coupal. Ou encore, j’aurais été obligé de sacrifier le secteur nord de Sainte-Marie, qui comprend les ateliers de la Rue Parthenais, l’ancien stade De Lorimier, le Parc des Faubourgs et l’église Notre-Dame-de-Guadelupe… Pas facile de faire des choix!

      D’ailleurs,, j’ai également dû sacrifier le Bain Mathieu, coin Ontario/L.’Espérance, pour les mêmes raisons: ç’aurait demandé un long détour… vers l’est cette fois-ci! Bref: pour tout faire, ç’aurait pris un circuit de 10 kilomètres! hihi…

      Quand j’écrirai mon article sur Le Village (du métro Berri au métro Papineau), j’essaierai de regarder ce que je peux faire pour raccrocher certaines institutions du sud de Sainte-Marie que vous mentionnez, peut-être celles près du Pont Jacques-Cartier… 🙂 Bonne journée à vous!

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