Le Vieux-Montréal (est)

Le Vieux-Montréal est plus vivant que jamais! Peu de Montréalais s’en rendent compte, mais la vieille ville a connu des jours si sombres au siècle dernier, qu’on se demandait bien ce qu’il en adviendrait…

Dans les années 50, la Place d’Armes, la Place Jacques-Cartier et les pourtours du Château Ramezay n’étaient que de vulgaires stationnements: ils étaient loin d’avoir le charme qu’on leur connaît aujourd’hui! Au début des années 60, le quartier qui avait longtemps été la Wall Street du Canada était soudainement délaissé par les gens d’affaires qui préféraient déménager autour de la nouvelle Place Ville-Marie, dans un quartier plus moderne.

En 1964, le Vieux-Montréal fut déclaré arrondissement historique, de telle sorte que le Marché Bonsecours et plusieurs maisons datant du régime français purent être sauvés de la démolition. Comme on avait autrefois sauvé la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours (dans les années 1860) et le Château Ramezay (en 1893)… Mais la construction de l’autoroute Ville-Marie, au début des années 70, porta un dur coup au Vieux-Montréal en le coupant du reste de la ville… En 1980, on n’y trouvait plus d’hôtels, ni beaucoup de résidents. Le Vieux-Port était peu fréquentable, étalant ses terrains vagues bouetteux couverts de clous et de bouteilles cassées. Il faut dire que la crise économique frappait alors de plein fouet…

Heureusement, un avenir bien meilleur attendait ce quartier rempli de joyaux architecturaux et d’histoire! Après la crise économique, plein d’édifices furent restaurés. Certains, convertis en immeubles en condos, accueillirent de nouveaux résidents. En 1992, on profita du 350ième anniversaire de la Ville pour retaper le Vieux-Port afin de le convertir en lieu touristique. Dans les années suivantes, un Plan Lumière permit de mettre progressivement en évidence les détails architecturaux des plus beaux édifices de la vieille ville, de la Place d’Armes à l’Hôtel de Ville, en passant par la Place Jacques-Cartier et la rue Saint-Paul. Cette dernière fut d’ailleurs, un peu plus tard, piétonisée pendant l’été, ce qui la rendit encore plus populaire. Les terrasses sur les toits se multiplièrent, les belvédères sur la ville aussi, sans oublier l’installation récente de la plus grande roue au pays!

De telle sorte qu’aujourd’hui, le Vieux-Montréal est, oui, plus vivant que jamais! On y trouve une vingtaine d’hôtels, de très nombreux restaurants et plein de résidents pour animer le quartier jusque dans la nuit. Les places publiques sont retapées et le Vieux-Port est si beau qu’il est devenu l’attraction touristique la plus visitée à Montréal!

Il y a en fait tellement de choses à faire et à voir dans la vieille ville, que même si les Montréalais ont l’habitude de la visiter en un jour, je pense qu’il est maintenant impossible d’en faire le tour en moins de deux jours! C’est pourquoi j’ai déjà écrit un article sur le secteur ouest du quartier, moins connu, et que je te présente aujourd’hui un itinéraire pour découvrir le secteur est. De la Place d’Armes au Champ-de-Mars, en passant par les terrasses sur les toits, l’Horloge du Vieux-Port, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours et les jardins français du Château Ramezay, je t’invite à me suivre pour vivre une journée mémorable… Bienvenue dans le Vieux-Montréal (est). Bienvenue dans… Mes Quartiers! 🙂

Voici ta carte:

Clique pour agrandir!

1) La Place d’Armes

Ton aventure débute à la station de métro Place-d’Armes (ligne orange).

En sortant de la station, tourne à droite (sud) sur la rue St-Urbain.

Devant toi, tu aperçois déjà quelques édifices emblématiques du Vieux-Montréal, en plus d’entrevoir les tours de la Basilique Notre-Dame…

Marche tout droit, traverse la rue Saint Antoine Ouest, et monte la côte.

En haut de la pente, sur ta gauche, tu peux commencer ton excursion par un délicieux brunch à la Brasserie 701. L’assiette oeufs, bacon, saucisses, jambon, creton et fèves aux lards est excellente… Et que dire du bénédictine classique!

S’il est trop tard pour déjeuner, pourquoi ne pas commencer plutôt par un petit verre?

En entrant dans l’Hôtel Place d’Armes par la porte du 55 rue St-Jacques, qui permet également d’accéder à la Brasserie 701, le corridor mène aux ascenseurs. Monte au dernier étage, sors à l’extérieur et emprunte l’escalier.

De nombreuses tables s’étalent devant toi, sur le toit de l’hôtel.

La Terrasse Place d’Armes te permet de prendre un cocktail, un verre de vin ou une bière en observant les grattes-ciel autour.

Le Vieux-Montréal regorge de plusieurs terrasses du genre, qui offrent un point de vue inusité sur les environs. Étonnamment, peu de Montréalais pensent monter sur le toit des hôtels pour en profiter. Alors je t’invite à jouer au touriste, aujourd’hui! Tu pourras ainsi découvrir cette vue plongeante inédite sur la place d’Armes et sa sculpture-fontaine inaugurée en 1895. C’est justement là que je t’amène maintenant!

Redescends par l’ascenseur et traverse la rue Saint-Jacques pour rejoindre la place d’Armes et sa fontaine.

L’oeuvre de Louis-Philippe Hébert qui trône au centre de la place commémore la fondation de Montréal par Paul De Chomedey, sieur de Maisonneuve, le 17 mai 1642. Au sommet, Maisonneuve regarde les tours de la Basilique Notre-Dame.

Quatre autres personnages en bronze ornent la colonne centrale, notamment Jeanne Mance, fondatrice de Montréal (Ville-Marie à l’époque) et du premier hôpital de la ville. On la voit d’ailleurs, visage serein et calme, panser les plaies d’un enfant.

On trouve aussi Raphaël-Lambert Closse, le lieutenant du gouverneur, représenté en embuscade, prêt à frapper…

…ainsi qu’un soldat iroquois particulièrement bien sculpté, accroupi et aux aguets. L’ensemble est si bien réussi qu’il figure dans mon Top 15 des plus belles fontaines de la ville, où je le décris dans de plus amples détails.

Même l’hiver, la place d’Armes est jolie. Le soir, derrière le monument, le siège social de la Banque de Montréal s’illumine.

L’édifice prend les allures d’un petit temple gréco-romain. Construit sur un ancien cimetière par l’architecte John Wells, il possède encore sa façade originale de 1847, mais son dôme date du début du XXième siècle, le dôme original n’ayant tenu le coup que quelques années…

Entre à l’intérieur!

L’entrée est libre les jours de semaine, alors n’hésite pas à en profiter… Outre une petite exposition sur la banque, qui fut la première au pays, tu découvriras la statue Patria (1923), dans le hall d’apparat. Et dès l’entrée, si tu lèves les yeux, tu seras sûrement impressionné par la vertigineuse succession de balcons qui mène au dôme, auquel est suspendu un immense lustre!

Retourne à l’extérieur…

Parmi les autres attraits de la place d’Armes, tu remarques peut-être sur ta droite (côté ouest) les deux sculptures de bronze de Marc-André Jacques Fortier intitulées « Le caniche français et le carlin anglais » (2013). Aux coins opposés de l’édifice vitré noir, tu aperçois en effet un homme portant un petit chien anglais et une femme portant un caniche français. Les deux chiens semblent attirés l’un par l’autre, mais les personnages aux airs snobs regardent chacun de leur côté, représentant ainsi le fossé culturel historique entre les Anglais et les Français… L’anglophone jette d’ailleurs son regard méprisant sur la Basilique Notre-Dame, symbole de la religion des premiers Canadiens français; alors que la francophone tourne le sien vers la Banque de Montréal, symbole du pouvoir économique des Canadiens anglais. L’ensemble revêtant un caractère théâtral inspiré de la Commedia dell’arte…

Du côté est de la place, on retrouve deux des plus beaux édifices du Vieux-Montréal.

Il y a celui de la New York Life Insurance (1889), si marquant en raison de son parement en grès rouge d’Écosse et de sa tour couronnée d’une horloge. De nombreux détails décoratifs ornent l’édifice qui s’inspire surtout de la Renaissance italienne, notamment quelques masques et mascarons…

À ses côtés, l’édifice Aldred est complètement différent mais tout aussi impressionnant! Personnellement, je l’appelle notre « petit Empire State Building », car je lui trouve une certaine parenté 😉 En raison, tout d’abord, de la succession de paliers en retrait qui lui font pointer le ciel à la new-yorkaise…. Mais aussi parce que les édifices ont tous les deux été construits en pleine crise économique, l’édifice Aldred étant inauguré en 1931 quelques jours à peine avant l’Empire State Building.

En plus, les deux bâtiments, dont les façades sont en calcaire de couleur chamois, présentent le même style art déco. On remarque d’ailleurs assez vite que l’édifice Aldred regorge de motifs géométriques et végétaux, notamment au-dessus des entrées principales garnies de grilles de fer ornemental et d’horloges…

Entre jeter un oeil!

Les jours de semaine, aux heures d’affaires, tu peux marcher librement dans le corridor d’accès, dont les planchers et les murs sont en marbre. De fausses ouvertures en marbre vert et noir se succèdent de part et d’autre avec, au-dessus, des luminaires en marbre, en bronze et en verre, typiques du style art déco.

Retourne dehors.

Tu vois: alors que la plupart d’entre-nous ne faisons que traverser la place d’Armes, tu réalises maintenant qu’il est possible d’y passer plusieurs heures si on prend le temps d’observer la fontaine et les statues, d’entrer dans les édifices, de manger et de boire sur les terrasses… Et c’est sans compter l’attrait le plus impressionnant qu’on y trouve: la fameuse Basilique Notre-Dame, oeuvre de l’architecte new-yorkais James O’Donnell!

2) La Basilique Notre-Dame

Ses clochers néogothiques, ajoutés au début des années 1840 par l’architecte John Ostell, sont absolument magnifiques! Celui de gauche comprend une dizaine de cloches, alors que celui de droite en abrite une seule, mais immense: 10 900 kilos! Rien de moins…

Faits de pierres grises de Montréal, ils s’élèvent à 67 mètres du sol et se terminent par des pinacles. Le soir venu, leurs fenêtres à ogive s’illuminent d’un bleu ennivrant!

Si tu n’as jamais visité la basilique, tu dois absolument le faire une fois dans ta vie. L’admission est payante, mais c’est un incontournable: il s’agit d’une des plus grandes églises d’Amérique!

Entre dans la Basilique.

Même si elle fut inaugurée en 1829, sa décoration intérieure d’inspiration néo-gothique ne fut terminée qu’en 1880. L’oeuvre de Victor Bourgeau s’inspire de la Sainte-Chapelle à Paris, et tu comprendras assez vite pourquoi sa splendeur attire des centaines de milliers de visiteurs chaque année…

Au-dessus des tribunes arrières, un des plus grands orgues d’églises en Amérique du Nord, rétro-éclairé en bleu, semble perdre sa lourdeur et flotter dans le ciel…

Les colonnes polychromes, les tribunes latérales et leurs colonnettes dorées en mettent plein la vue!

La chaire présente probablement le plus impressionnant escalier sculpté de toutes les églises montréalaises. Son élancement, sa forme inusitée et ses rampes inégales surprennent à coup sûr!

Mais le regard de tous les visiteurs est immanquablement attiré vers le choeur, dont l’éclairage est à lui seul un véritable chef d’oeuvre! Le retable présente la crucifixion du Christ et l’annonce de celle-ci à travers quatre scènes de l’Ancien Testament sculptées de part et d’autre. Au-dessus, le Christ couronne sa mère… Et de chaque côté du retable, trois apôtres se tiennent debout.

Derrière le choeur, on accède à la chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, entièrement reconstruite après un incendie. Achevée en 1982 et de facture contemporaine, elle impressionne par son monumental retable de bronze. L’oeuvre de Charles Daudelin représente la difficile marche de l’Humanité vers la Sainte Trinité…

Bref, la Basilique Notre-Dame est une attraction incontournable à Montréal. Après l’avoir visitée, tu comprendras pourquoi elle s’est méritée une place à la fois dans le Top 20 des plus beaux intérieurs d’église de la ville et dans celui des plus beaux clochers!

Sors de la basilique et tourne à droite (est) sur la rue Notre-Dame puis sur la rue Saint-Sulpice (direction sud).

3) La rue Saint-Paul

Tu pénètres maintenant dans le coeur du Vieux-Montréal. Les beaux jours d’été, et même l’hiver, un flot de touristes empruntent la rue Saint-Sulpice en sortant de la basilique.

Au deuxième coin de rue, tourne à gauche (est) sur la promenade piétonne.

C’est ici que Jeanne-Mance, dont tu as vu la sculpture plus tôt sur la place d’Armes, a fondé un des premiers hôpitaux d’Amérique du Nord: l’hôpital de Ville-Marie (1645), ensuite appelé Hôtel-Dieu de Montréal. Dès l’entrée de la rue piétonne, tu verras d’ailleurs une plaque commémorative. Après le déménagement de l’institution plus au nord, coin St-Urbain et avenue des Pins, des magasins-entrepôts furent construits ici. Puis, à la fin des années 70, les immeubles furent convertis pour accueillir des bureaux et des appartements, et en 1982, la rue devint une promenade piétonne appelée Cours Le Royer…

Tourne à droite (sud) au premier coin de rue (Marie-Morin). Puis à gauche (est) sur la rue Saint-Paul.

Te voilà rendu sur l’une des principales rues du Vieux-Montréal! Les bistros, restos, galeries d’art et boutiques de souvenirs se succèdent… Les terrasses aussi, lorsque la rue devient piétonne l’été. La foule s’y presse alors, animée. Sur ta droite, les immeubles étaient autrefois occupés par des magasins-entrepôts qu’on pouvait traverser de bord en bord. Les clients y accédaient par la rue Saint-Paul, alors que les marchandises arrivaient de l’autre côté par la rue de la Commune, celle qui longe le port!

Quelques coins de rue plus loin, après avoir franchi la rue Saint-Gabriel, l’Auberge du Vieux-Port se présente sur ta droite. C’est justement l’exemple d’un immeuble qui débouche encore à la fois sur les rues Saint-Paul et de la Commune…

Entre dans la Taverne Gaspar et emprunte l’ascenseur de l’hôtel pour monter jusqu’au toit. L’accès est possible seulement pendant la belle saison.

En haut, tu découvres la Terrasse sur l’Auberge, ton deuxième rooftop de la journée! Il t’est peut-être déjà arrivé toi aussi, en marchant sur la rue de la Commune qui longe le Vieux-Port, d’apercevoir des gens perchés sur le toit de cet immeuble et de te demander ce qu’ils pouvaient bien faire là…

Et bien tu as maintenant la réponse: il s’agissait d’un bar avec une vue imprenable sur le Vieux-Port et le fleuve Saint-Laurent!

C’est l’occasion rêvée de faire une pause. Tu pourras à ton tour faire comme tous ces gens que tu voyais d’en bas et prendre un verre en jetant un oeil sur la rue Saint-Paul et le dôme du marché Bonsecours…

Redescends et sors de l’auberge par le côté où tu es entré. Poursuis ta marche sur la rue Saint-Paul puis, au coin de Saint-Vincent, tourne à gauche (nord). Tourne ensuite immédiatement à droite (est) sur la petite rue Saint-Amable.

4) Le Perché et la Cour des arts

La rue piétonne est étroite et agréable. Il y a quelques années, avant que les peintres ne déménagent plus loin sur la place Jacques-Cartier, on l’appelait « la ruelle des artistes ».

Après quelques pas, tu découvres une ouverture sur ta droite, au 166A rue Saint-Amable. Pénètre dans la Cour (ouverte de mai à octobre).

Te voilà dans la Cour des arts! Ça vaut la peine de faire le tour… De multiples créations d’artistes québécois sont étalées ci et là: bijoux, objets décoratifs, articles cadeaux… La cour intérieure, ouverte depuis 1969, est vraiment mignonne! La lierre grimpe aux murs de brique des édifices historiques et les branches des érables apportent ombre et fraîcheur…

Après avoir fait le tour, retourne poursuivre ta marche sur la rue piétonne.

Sur ta gauche, au numéro 153, je t’invite à entrer dans l’Hôtel William-Gray et à monter au quatrième étage! Pourquoi? Pour profiter de la terrasse Le Perché!

Eh oui: une troisième terrasse sur le toit rencontre ta route! Une autre occasion de casser la croûte ou de boire un verre de mousseux… Tu vois: je fais vraiment tout ce que je peux pour rendre ton excursion agréable! 😉 Tu pourras cette fois admirer l’Hôtel de Ville et profiter d’un point de vue unique sur la place Jacques-Cartier… N’hésite pas à demander une table directement sur le bord, pour avoir la meilleure vue! Ou s’il manque de place, tu peux aussi découvrir l’autre terrasse de l’hôtel, encore plus élevée, au huitième étage…

Retourne sur la rue Saint-Amable, qui débouche sur la place Jacques-Cartier.

5) La Place Jacques-Cartier et son quai

L’ancienne place du Marché Neuf (1808), où les marchands disposaient autrefois leurs étals de fruits et de légumes, est devenue aujourd’hui une des deux principales places touristiques du Vieux-Montréal, avec la place d’Armes que tu as visitée tantôt. On y trouve de nombreux kiosques de peintres et caricaturistes, et la foule encercle les amuseurs publics jonglant avec le feu ou faisant des tours de magie. Dans le haut de la place, tu aperçois la colonne Nelson (1809) érigée bien avant celle de Londres que l’on retrouve à Trafalgar Square (1840). La sculpture de Nelson, au sommet de la colonne, est cependant une bien pâle copie de la sculpture originale qui est aujourd’hui conservée au Centre d’Histoire de Montréal…

Remarque le pavage noir au sol…

Dans le bas de la place, un pavage noir marque l’emplacement de l’ancien Château de Vaudreuil, où logèrent notamment les gouverneurs français au XVIIIième siècle. Et de part et d’autre, les restaurants et autres commerces étendent leurs terrasses, notamment le Jardin Nelson, qui possède une grande cour intérieure où bruncher la fin de semaine. Il loge en fait dans la maison Cartier (1812), classée lieu historique national, un des derniers exemples des petites auberges qui existaient à l’époque. Tu peux admirer sa façade en pierre de taille, ses fenêtres à carreaux, ses lucarnes et ton toit à deux versants…

Dans le haut de la côte, au numéro 431, du côté est, la maison Jacob-Wurtele (1804) a elle aussi servi d’auberge et possède des caractéristiques architecturales semblables, entièrement restaurées… Sauf qu’elle passa proche d’être rasée par la Ville! Cette dernière l’avait en effet acquise par expropriation, en 1961, afin d’agrandir le stationnement voisin… Heureusement, elle dut abandonner son projet quelques années plus tard lorsque le Vieux-Montréal fut reconnu comme arrondissement historique!

Il ne reste que 7 maisons datant du régime français dans le Vieux-Montréal!

Descends la pente jusqu’au bout de la place, traverse la rue de la Commune, et décale légèrement vers la droite (ouest) pour accéder au quai Jacques-Cartier.

Les anciens entrepôts ont été remplacés, lors du 350ième anniversaire de la ville, par une cafétéria à l’architecture postmoderne rappelant l’ancien usage des lieux, avec ses grosses poutres métalliques.

Sur le bord du quai, une longue passerelle aérienne prolonge l’édifice… Tu peux y monter librement.

D’en haut, la vue embrasse la marina, la promenade du Vieux-Port, et plusieurs des endroits que tu as visités aujourd’hui: la Basilique Notre-Dame, l’édifice Aldred et la terrasse de l’Auberge du Vieux-Port!

Redescends et tourne à droite (est) pour emprunter la Promenade.

6) La Promenade du Vieux-Port et sa presqu’île

Une longue promenade asphaltée bordée de lampadaires mène d’un quai à l’autre sur plusieurs centaines de mètres. Vis-à-vis le marché Bonsecours, une série de kiosques sont installés dans des conteneurs de couleur. Derrière eux, le parc thématique Voiles en Voiles permet aux familles de suivre une douzaine de parcours aériens et d’escalade de différents niveaux de difficulté, constitués de cordages tirés entre des mats ou le long de la coque des bateaux. Les parcours sont composés de filets, billots, boulets et anneaux suspendus, dont les plus hauts offrent une vue époustouflantes sur le Vieux-Port.

Juste à côté, la Tyrolienne MTL Zipline t’offre une autre occasion d’avoir des sensations fortes! Longue de 400 mètres, elle te permet de te jeter dans le vide du haut d’une tour et de survoler la foule en descendant vers l’île Bonsecours. Tu ne peux la manquer, car tout au long de ta promenade, tu entendras périodiquement des gens crier en passant au-dessus de ta tête! 😉 Il n’y a franchement jamais eu autant d’animation dans ce secteur du Vieux-Port…

Des plans pour se faire piquer les fesses! 😉

Parlant de l’île Bonsecours, tu l’aperçois sur ta droite. Des gens en font le tour à bord de pédalos et un pont permet d’y accéder.

J’ai réalisé, au sommet de la Place Ville-Marie, une photo qui permet de mieux en saisir l’étendue et l’aménagement.

Emprunte le pont qui y mène.

Sur l’île, la plus grande roue au Canada a été installée en 2017 pour une période d’au moins cinq ans. La Grande Roue de Montréal fonctionne toute l’année, jour et soir, même pendant l’hiver, grâce à ses cabines chauffées. D’en haut, à un sommet équivalent à un édifice de 15 étages, la vue s’étend par beau temps jusqu’à 28km à la ronde!

Tu peux aller faire un tour dans la roue. Sinon, contourne-la par la droite (ouest) et traverse le pont pour accéder à la partie arrière de l’île.

Plusieurs commerces permettent de te restaurer, que ce soit au pied de la Grande Roue, ou aux Terrasses Bonsecours qui sont à la fois un restaurant et une boîte de nuit.

Contourne aussi les Terrasses Bonsecours pour atteindre le fleuve, derrière.

Vue d’en arrière, la Grande Roue est encore spectaculaire!

L’eau se déverse dans des bassins et une passerelle longe le fleuve Saint-Laurent.

Fais quelques pas aller-retour sur la passerelle.

De la passerelle, la vue embrasse à la fois le fleuve, le pont Jacques-Cartier et le quai de l’Horloge, où je t’amène maintenant!

Longe le fleuve vers l’est, en direction de l’Horloge.

7) Le Quai de l’Horloge

Sur ta gauche, tu as déjà un aperçu des aménagements que Claude Cormier a réalisés au Quai de l’Horloge ces dernières années. À l’été 2019, c’est ici que Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil, devrait faire construire sa pyramide immersive qui servira à la fois de salle de spectacle et de boîte de nuit…

Côté fleuve, tu peux observer l’île Ste-Hélène et la Biosphère…

Le Quai de l’Horloge fait partie des endroits emblématiques de Montréal où l’on arrive étonnamment à éviter la foule… Plein de gens suivent la promenade qui longe la rue de la Commune, mais beaucoup moins prennent le temps de contourner l’île Bonsecours pour venir jusqu’ici. Pourtant, l’endroit est agréable. On lui trouve même un certain charme mystérieux l’hiver, lorsqu’un redoux se pointe soudainement et nous fait espérer le printemps…

Ce qui rend le quai si reconnaissable est bien sûr la fameuse Tour de l’Horloge qui se trouve au bout. Un repère impossible à manquer pour les croisiéristes qui arrivent à Montréal…

S’élevant depuis 1922, elle commémore les marins disparus en mer. Au sommet, on trouve une horloge dont le mécanisme est une réplique de celui du Big Ben de Londres.

Si tu as envie d’aller voir tout cela de plus près, l’accès est gratuit! Pendant la belle saison, tu peux en effet gravir les 192 marches de la tour. L’escalier est très bien aménagé, bien qu’il soit plus étroit à la fin. En chemin, des paliers permettent de te reposer tout en lisant les panneaux explicatifs.

Au sommet, tu te retrouves à l’extérieur sur un étroit belvédère qui ne peut accueillir que quelques personnes. De grands panneaux givrés ont malheureusement été posés dernièrement, de telle sorte qu’il faut désormais se pencher pour apercevoir les environs. Mais la vue sur le centre-ville est quand même surprenante! Comme je montais déjà en haut il y a plus de 25 ans, j’ai fait ce montage pour comparer la vue de l’époque avec celle d’aujourd’hui (passe ton curseur sur chaque photo pour voir ce qui a changé):

Le marché Bonsecours s’étale de tout son long à l’avant des grattes-ciel du centre-ville.

On peut très bien apercevoir l’Hôtel de Ville, l’ancien Palais de Justice et le belvédère de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Vers l’ouest, tu peux photographier les détails de la Grande Roue…

…ou jeter un regard plongeant sur le quai d’où tu arrives.

Côté fleuve, le parc de Dieppe s’étire dans les eaux jusqu’à son belvédère…

…tandis que le pont Jacques-Cartier se présente fièrement dans toute sa splendeur.

Au pied de l’Horloge, tu aperçois les parasols bleus de la plage urbaine! Ouverte depuis 2012, on peut fouler son sable fin et s’assoir dans ses chaises Adirondack bleues et blanches pour quelques dollars seulement.

Redescends en bas pour aller voir la plage de plus près.

Bien qu’on ne puisse se baigner, la plage rend le Quai de l’Horloge plus agréable que jamais. Il s’agit en fait d’un aménagement du célèbre architecte paysagiste Claude Cormier.

Tu penses ne pas le connaître? Détrompe-toi! Si tu as déjà exploré un peu le centre-ville, tu reconnaîtras sûrement l’une ou l’autre de ses réalisations, que ce soit les boules suspendues du Village, le parc Hydro-Québec, les divers aménagements de l’avenue du Musée ou les fameux arbres roses du Palais des Congrès… 🙂

En te retournant, tu peux jeter un oeil sur l’Horloge, qui resplendit tellement les beaux jours d’été…

Quitte l’Horloge et longe la bordure nord du quai, qui suit la plage urbaine.

C’est dommage que la majeure partie du quai soit encore occupée par un stationnement: il serait tellement plus beau si on trouvait une solution de rechange pour les automobilistes. C’est d’ailleurs ce que prévoit le Plan directeur préliminaire de réaménagement proposé par le Vieux-Port, avec le déplacement des stationnements près des condos du 1 avenue du Port. Mais en attendant, on peut toujours se consoler en admirant la plage urbaine, son sable et sa longue passerelle en bois… 😉

Contourne le bassin et sa marina.

Les pourtours du Bassin de l’Horloge pourraient changer considérablement de visage ces prochaines années! Des marches pourraient descendre ici même vers le Bassin, autour duquel il y aurait un hôtel, une foire alimentaire et un musée… À suivre!

Sors du Vieux-Port en t’orientant vers la rue de la Commune (direction nord). En face de toi se trouve la vieille chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.

8) La Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

Au sommet de la tour, la statue de la vierge Marie, surmontée d’une auréole étoilée, t’accueille les bras ouverts, comme elle accueille les marins depuis 125 ans.

Monte la petite rue Bonsecours qui se trouve à gauche (ouest) de la chapelle, puis tourne immédiatement à droite (est) sur la rue Saint-Paul. Entre dans la chapelle.

Reconstruite en 1773 après à un incendie, la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours est petite mais jolie. Située face au port, elle fut longtemps considérée comme la chapelle des marins, qui venaient s’y recueillir avant d’affronter la mer.

Les scènes peintes au plafond par François-Édouard Meloche, qui représentent la vie de la Vierge Marie, ne furent découvertes qu’en 1994, car elles étaient couvertes depuis presque un siècle par une toile peinte collée par-dessus! Des bateaux suspendus au plafond représentent les offrandes offertes par les marins à la Vierge protectrice…

Des tableaux accrochés aux murs en pierre forment le chemin de croix. On les trouve entre les vitraux.

Mais les plus beaux tableaux se trouvent assurément dans le choeur!

L’entrée dans la chapelle est gratuite, mais pour quelques dollars, tu pourras aussi découvrir le site archéologique qui se trouve en-dessous, comprenant notamment les traces de la palissade en bois qui ceinturait la ville (1709) et les vestiges de la première chapelle en pierre (1675). Sans oublier le Musée Marguerite-Bourgeoys, au-dessus, et le belvédère au sommet de la tour.

De ce dernier, on peut admirer le Vieux-Port, l’Hôtel de Ville et quelques belles maisons du Vieux-Montréal…

…ou contempler un ange avec le marché Bonsecours à l’arrière-plan…

Quand on pense que cette chapelle a failli être rasée dans les années 1860, simplement pour élargir la petite rue Bonsecours et améliorer l’accès au fleuve, ça donne des frissons dans le dos!

Redescends, sors de la chapelle, et tourne à gauche (ouest) sur la rue Saint-Paul.

9) Le Marché Bonsecours

Les trottoirs ont été entièrement refaits et élargis ces dernières années. Ils te permettent de longer un immense bâtiment: le marché Bonsecours. Un autre édifice qu’on a déjà pensé démolir, en 1963!

Si tu as lu mon article consacré à la partie ouest du quartier, tu sais déjà que le premier marché du Vieux-Montréal se trouvait sur la place Royale, à côté du Musée de la Pointe-à-Callière. Puis, il est déménagé à la place Jacques-Cartier, pour devenir le marché Neuf. Mais en 1847, les étals de bois des maraîchers furent enlevés et le marché se déplaça encore vers l’est: au nouveau marché Bonsecours!

Son architecte, William Footner, l’a voulu à la fois simple et majestueux. L’édifice néo-classique est imposant, avec ses portiques, ses colonnes de fonte, ses frontons et son dôme argenté dont l’intérieur s’illumine le soir. Ce dernier a dû être reconstruit deux fois, après avoir passé au feu en 1948 et en 1976! Le marché Bonsecours possède une impressionnante feuille de route, ayant déjà servi de Parlement Canadien pendant deux semaines (1849) et d’Hôtel de Ville (1852-78). Aujourd’hui, en plus des commerces en sous-sol et des salles de réception, il abrite au rez-de-chaussée plusieurs boutiques de part et d’autre d’un couloir central que tu peux aller parcourir si le coeur t’en dit.

Un peu après le dôme, la rue Saint-Claude se présente sur ta droite (nord). Emprunte-la, puis tourne à gauche (ouest) sur le Royer. Tu longes alors un mur de pierre couvert de lierre: pénètre par la première ouverture qui se présente.

10) Le Château Ramezay et la Place De La Dauversière

Plein de gens passent sur la place Jacques-Cartier, tout près, sans jamais soupçonner l’existence de ce jardin! Représentant un jardin d’agrément français du XVIIIième siècle, il est accessible gratuitement…

Il appartient en fait au Château Ramezay, ancien hôtel particulier du Gouverneur de Montréal, Claude de Ramezay. Reconstruit en 1756, il occupa ensuite diverses fonctions jusqu’à devenir, en 1896, le premier musée d’histoire privé au Québec. Le bâtiment en pierre possède de belles lucarnes, des fenêtres à petits carreaux et une tourelle. On peut le visiter pour quelques dollars, puisqu’il est encore aujourd’hui un musée! Une bonne façon de se retrouver là où Benjamin Franklin a vécu pendant deux semaines… En effet, quelques mois à peine avant la Déclaration d’indépendance américaine (1776), les treize colonies britanniques établies au sud l’avaient envoyé à Montréal pour tenter de convaincre les Canadiens français de se révolter eux-aussi contre la couronne britannique.! Sans succès, comme tu le sais, puisque le Canada est encore aujourd’hui une monarchie constitutionnelle, dépendante de Londres…

Et dire qu’en 1893, le gouvernement provincial avait envisagé démolir cet édifice!

Sors du jardin par une porte de côté qui donne sur le petit parc.

Te voilà rendu sur la place De La Dauversière. Pendant plus de 40 ans se trouvait ici, et à la place du jardin précédent, un stationnement étagé (1956-1997) que la ville chercha même à étendre en projetant la démolition de la maison historique voisine. Mais le béton fut heureusement remplacé par des espaces gazonnés disposés en paliers, qui invitent à la détente. Près du jardin, une sculpture de bronze de Jean Drapeau rappelle l’ancien maire qui a régné sur la ville pendant presque 30 ans.

Et où siégeait-il? Dans l’édifice que je t’amène justement voir! 😉

Marche jusqu’à l’extrémité ouest de la place De La Dauversière et retrouve la place Jacques-Cartier que tu as visitée tantôt.

Puis, tourne à droite (nord) pour atteindre la rue Notre-Dame.

11) L’Hôtel de Ville et la Place Vauquelin

Tu as maintenant une vue dégagée sur l’Hôtel de Ville. Après avoir exercé leurs fonctions au marché Bonsecours pendant 26 ans, les élus municipaux déménagèrent ici en 1878. Imposant édifice d’inspiration française, le nouveau campanile élancé, le dernier étage et les toits brisés ont été ajoutés après l’incendie de 1922. Au-dessus de la porte d’entrée, tu reconnais le balcon d’où le général De Gaulle lança son fameux « Vive le Québec libre! » à la foule, en 1967…

Si les grandes portes de bronze sont ouvertes, n’hésite pas à entrer: l’accès est libre! Cela te permettra de découvrir le grand hall avant que les travaux de restauration ne commencent en 2019…

Parlant de restauration, depuis l’an 2000, l’édifice a profité du Plan Lumière dont je te parlais en introduction. Il possède donc maintenant un éclairage aux couleurs variables, qui met ses détails architecturaux en valeur…

Sur sa gauche, on trouve la place Vauquelin, que je t’invite à rejoindre…

Traverse la rue Notre-Dame.

La place a été entièrement refaite ces dernières années, de même que la fontaine qui s’y trouve, au point où cette dernière fait maintenant partie des 15 plus belles de la ville

Elle est d’ailleurs particulièrement populaire! Les touristes affluent pour se faire photographier avec les jets d’eau qui s’animent…

Il faut dire qu’elle est agréable et qu’elle jouit d’un emplacement privilégié, à côté de l’Hôtel de Ville. On se croirait presque sur une place européenne… 😉

En 1858, la fontaine que l’on trouvait ici était plutôt celle de Neptune, le dieu de la mer. Mais depuis 1930, la place et sa fontaine sont dédiées à un capitaine de navire français du XVIIIième siècle, Jean Vauquelin. Sa sculpture défie Nelson qui, perché sur sa colonne juste en face, représente plutôt l’empire britannique qui a vaincu les Canadiens français.

Dépasse la sculpture de Vauquelin et descends les marches.

12) Le Champ-de-Mars et sa station de métro

Te voilà sur le Champ-de-Mars! Devant toi, une longue tranchée s’étend de part et d’autre: c’est l’emplacement des anciennes fortifications de la ville, dont tu aperçois les vestiges.

À gauche, derrière la rangée d’arbres, les grattes-ciels du centre-ville s’étalent, formant un panorama assez spectaculaire.

La nuit tombée, sur le mur aveugle du Palais de Justice, d’immenses projections rappelant l’histoire de la ville ont lieu. Comme un peu partout dans le Vieux-Montréal d’ailleurs, ci et là sur une vingtaine d’édifices, et même sur l’horloge du Vieux-Port! Une création qui porte le nom de Cité-Mémoire (clique pour l’horaire des projections).

Tourne à droite (est), longe la tranchée jusqu’au bout, puis contourne-la et reviens sur tes pas (ouest) de l’autre côté. Descends les marches vers la rue Sainte-Antoine, traverse-la, fais quelques pas sur la rue de l’Hôtel-de-Ville juste en face, puis tourne à droite (est) pour pénétrer sur la place des Montréalaises.

Une bonne partie de l’autoroute Ville-Marie, qui a longtemps séparé le Vieux-Montréal du reste de la ville, a été recouverte au fil des ans. Le travail continue ici même, autour de la station de métro. De 2020 à 2022, un plan incliné sera aménagé au-dessus de la rue Saint-Antoine, une immense dalle qui permettra de passer directement de la station de métro au Champ-de-Mars! La place des Montréalaises changera donc d’allure, mais les environs sont déjà plus agréables qu’avant…

Marche en direction de la station de métro.

Devant toi se dresse le plus grand hôpital francophone d’Amérique du Nord: le Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). À l’avant-plan, l’édicule de la station de métro Champ-de-Mars montre fièrement ses murs vitrés. De l’intérieur, on apprécie encore davantage la verrière de Marcelle Ferron (1968), dont les diverses couleurs semblent prendre leur envolée…

Et c’est ainsi que se termine ton aventure d’aujourd’hui, au coeur du plus touristique des quartiers montréalais!

**********

J’espère que tu as aimé ton excursion! Si tu désires explorer le reste du quartier, n’hésite pas à lire mon article sur le secteur ouest du Vieux-Montréal! Moins fréquenté que le secteur que tu viens de visiter, il recèle pourtant des attractions incontournables, et surtout des petits trésors cachés qui surprendront même les Montréalais!

Le blogue Mes Quartiers te propose aussi des circuits dans plein d’autres quartiers, d’un bout à l’autre de l’île… Des quartiers qu’on ne penserait souvent même pas visiter, et qui ne figurent d’ailleurs jamais dans les guides touristiques. Joue au touriste dans ta propre ville! Explore mon blogue et amuse-toi à partir en excursion d’un jour à Lachine, Outremont, Notre-Dame-de-Grâce ou Hochelaga! De quoi t’occuper pendant des semaines…

Bonne visite! Et n’hésite pas à t’abonner à Mes Quartiers pour être averti(e) lorsque de nouveaux articles paraîtront! 🙂

La page Facebook de Mes Quartiers, tenue conjointement avec le blogue C’est toi ma Ville: deux façons de découvrir encore plus Montréal!

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5 avis sur « Le Vieux-Montréal (est) »

  1. Absolument fascinant! Je m’aperçois qu’il y a, dans le Vieux Montréal, plein de trésors architecturaux et historiques que j’ignorais. Dès que le climat le permettra, je compte bien en profiter, sans doute en fragmentant le parcours proposé pour l’adapter à ma forme un peu usée. Bravo! Et mille mercis pour ces visites qui sont toutes uniques en leur genre.

    Aimé par 1 personne

  2. Ce qui  » m’écoeure  » dans le Marché Bonsecours, c est que sur la devanture côté fleuve, on écrit BONSECOURS MARKET alors que nous sommes au Québec. C est inacceptable.

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  3. Bonjour monsieur.

    Une petite précision; l’architecte de Notre Dame n’est pas John Ostell, mais plutôt James O’Donnell (en 1824, quand en débuta la construction, John Ostell n’avait que 11 ans, et il n’arrivera au Canada qu’en 1834, soit bien après la construction de Notre Dame…).

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    • Il n’y a pas d’erreur dans mon article 😉 J’ai bel et bien écrit que la basilique est « l’oeuvre de l’architecte new-yorkais James O’Donnell » puis, au paragraphe suivant, que « ses clochers néogothiques » ont été « ajoutés au début des années 1840 par l’architecte John Ostell »… Quand ce dernier est arrivé au Canada, les clochers actuels de la basilique n’étaient pas encore construits: c’est Ostell qui les a ajoutés.

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